Suite à ma question (“les français sont-ils aussi cons que les américains”), nous avons eu une réponse hier soir en direct à la télé: oui, ils le sont.
Attention, pas tous. Simplement, une majorité d’entre eux sont bel et bien des veaux.
Plus précisément, 75% des plus de 65 ans.
Par contre, dans toutes les autres tranches d’âge, la majorité des français ont rejeté le Berlusconi hexagonal; il est bel est bien le candidat du passé. Et ça, c’est la bonne nouvelle du 6 Mai 2007.
Bon, ce qui est sûr c’est qu’en attendant il est aussi le Président du présent. Mais la mauvaise nouvelle, vous l’aviez déjà eue hier.
Ave Sarko (on ne sait jamais).
Et aussi pas bien malin: le Times note que c’est bien de se payer la tête des Français, mais qu’il aurait fallut vendre British Rail à la SNCF au lieu des compagnies actuelles.
Pas bien malin parce que c’est oublier qu’une compagnie française a été, il n’y a pas si longtemps, présente sur le marché britannique: Connex. Elle n’a pas laissé un trés bon souvenir.
En France, la SNCF est tenue (pour combien de temps encore? jusqu’à 2011?) à son rôle de service public. Mais en Grande Bretagne, il n’y a plus de protection contre les grosses compagnies. Si la SNCF achetait une concession, elle se comporterait comme toutes les autres: en monopole. S’il y a bien trente six façons d’aller d’un point A à un point B, il n’y en a qu’une qui soit efficace et pour laquelle un chemin de fer a été posé. Concurrence? De qui se moque-t-on?
Et même lorsque la concurrence est possible, comme pour l’électricité et le téléphone, elle ne profite pas toujours au consommateur. En dehors de l’hexagone, EdF (un autre Français présent à Londres) et Orange (le pôle mobile de France Telecom) se comportent comme les autres multinationales. Parce que si ils faisaient autrement, leur cours de Bourse en pâtirait.
Le consommateur? Le client? Tant pis pour lui.
Et je n’ose pas parler du salarié.
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Une alternative au Tube toujours en panne, en refection et, surtout, trop cher: le roller. Malgré la piètre qualité du revêtement des rues et l’aggressivité des conducteurs anglais, c’est une solution qui commence à s’imposer pour de plus en plus de londoniens.
La communauté des skaters est, de plus, trés active – elle organise des randos à thème, des parcours spéciaux, et de nombreuses de soirées. Beaucoup d’expatriés dans cette communauté, mais aussi de plus en plus de locaux – on est, fort heureusement, loin du temps où, à la fin de la rando, tout le monde parlait français!
Alors voilà, c’est Pâques, et ici en Angleterre ça veut dire week end de quatre jours.
Rester bloqué à Londres alors qu’il ne pleut pas? Pas question, je me dis, et je decide d’acheter, sur Internet, un billet de train pour la côte. La côte anglaise…
Premier problème: où acheter ce billet? Point de site web, ni même de bon vieux 3614 SNCF. Chacun des opérateurs a son propre site. Donc, il faut trouver l’opérateur qui a la concession sur la ligne, et chercher sur son site. Pas facile, mais c’est un des bienfaits de la privatisation: on a le choix. Le choix de quoi, je ne sais pas, à vrai dire.
Première surprise, la compagnie en question ne vendant pas de billets individuels sur le Net (!)
Je me rabat donc sur http://www.nationalrail.co.uk/, qui est la seule tentative d’intégration de tout ce gros désordre. Après avoir entré tout les détails et vérifié la disponibilité et les prix, je me prépare à payer.
Seconde surprise: le site me redirige vers les sites web des opérateurs. Seuls ceux ci pourront me vendre le billet, au nom de la Southern.
Je choisis donc One, et doit re-rentrer tous les paramètres de mon voyage. Ok, je décide que ça ne fait rien, c’est toujours plus rapide qu’un terminal Minitel. Et comme nous partons le lendemain matin, il y a l’option est d’utiliser une borne “Fast Ticket” pour récupérer le billet sur place.
Or, j’apprends que ces bornes ne sont disponibles que dans quelques-unes des gares du centre de Londres. Et le site me demande de choisir celle dans laquelle je veux récupérer mon billet.
Notre train part de London Bridge tôt le matin, et il n’y a pas de borne FastTicket là bas, donc l’interêt d’un achat sur le Net commence à être discutable, mais passons: il n’est pas trop tard, je peux aller à Fenchurch Street prendre possession de mon bien (à 45£ tout de même).
Or, à Fenchurch Street, aucune des bornes ne fonctionne. Il n’y a même pas de kioske de vente ouvert, juste des préposés à la sécurité nerveux (on est veille de weekend, il est 23h15, c’est la City: tous les voyageurs sont bourrés). Bref, personne n’est capable de me renseigner. Un coup de téléphone au service client de One Railway, et on me propose d’aller discuter avec l’émetteur du billet – Southern Railway.
Ce que nous faisons le lendemain matin, avec nos sacs à dos, à London Bridge. Là, je me dis – j’aurais mieux fait d’acheter sur place.
D’ailleurs, c’est ce que l’employé nous dit: il ne peux pas nous donner notre billet, puisque le contrat d’achat nous lie à One Railway, pas à la Southern. Même si c’est un billet de train sur la Southern. Puis il se lamente sur la privatisation. Aucune intégration, les profits avant la sécurité des voyageurs, les bas salaires… Finalement je le comprends: après tout, il est encore plus directement touché que nous.
Donc, soit nous achetons un nouveau billet et espérons de One Railways un remboursement (ce qui nous permettrait de sauter dans notre train), soit nous allons à la recherche d’une borne FastTrack en état de marche (il y en aurait à King’s Cross et à Euston), et revenons à temps pour le prochain train.
Car fort heureusement c’est un billet ouvert pour la journée. Tout aussi fort heureusement, la Northern Line qui nous permet d’aller à King’s Cross est l’une des seules ce matin là à ne pas être touchée par des fermetures ou des retards, donc nous optons pour la seconde solution.
Finalement, si vous voulez aider les transports britanniques, faites comme moi: offrez leur votre vieux Minitel.
Connaissez vous parmi vos proches une personne se proposant de voter Arlette Laguiller? Fort probablement non – et c’est normal, en regarde de son score.
Je ne parle pas de “personnalité”, de gens ayant accés aux médias. Je parle de vos amis, de votre famille.
Maintenant, prenez des candidats qui feront sûrement plus de 10%. De probables électeurs de Bayrou? J’en connais, et ils le claironnent.
Montez à 20, 30% et il bien sûr tout devient plus facile: ainsi, autour de moi, tout le monde se réclame de Ségolène Royal.
Or, il y a au moins deux candidats pour lesquels cette règle est faussée. Je ne connais pas dans mon entourage direct d’électeur du FN. Ni du candidat de l’UMP.
C’est étonnant, mais aussi dommage, parce que j’aurais quelque questions à leur poser.
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Journée exceptionelle: il n’y a pas eu de problème de transport cet après midi lors de mon retour du boulot.
C’est d’autant plus exceptionel que j’ai fait un détour par Liverpool Street pour célebrer un anniversaire (celui d’une boîte de recrutement – le champagne était offert), ce qui veut dire que j’ai pris la DLR, le bus 8 et, beaucoup plus tard, la Hammersmith & City. Le tout sans rencontrer de problème particulier!
A Paris, à Berlin, à New York, je dis pas. Le métro, le subway, le U-bahn et le S-bahn, les journées exceptionelles, ce sont celles où il y a un problème. Eh bien à Londres, et en particulier dans le Tube, les journées à marquer d’une pierre blanche sont celles où tout va bien.
La preuve: quand ça arrive, ils prennent le temps de le hurler dans les hauts parleurs. Entre deux “Rappelez vous: avec votre Oyster, veuillez toucher en entrant et toucher en sortant, sinon on vous fera raquer un max”.
Je suis de passage en France, ou j’ai profite du relatif beau temps pour faire du patin a roulettes. Je dis relatif, parce que s’il fait un ciel gris a tendance depressive, ce matin j’ai quitte Londres sous un deluge digne de… et bien de Londres, justement.
Paradoxalement, parce que j’ecris ce post sur le clavier QWERTY de mon portable au lieu d’utiliser mon poste fixe, il n’y a pas d’accents lorsque je suis en France.
Et puisque nous parlons de paradoxes, je vous soumet celui-ci: au detour de plusieurs conversations avec le habitants de ce pays, je m’apercois qu’une idee fort paradoxale se repand ces temps-ci au pays de la Revolution. L’idee que la reforme, le progres, la rupture, seraient, lors des prochaines elections, un apanage d’un certain candidat de droite. Et que les forces (forcement sombres et… sinistres, justement) de l’immobilisme, du conservatisme, seraient celles du principal parti de l’opposition.
Voyons un peu… le parti de Mr Sarkozi voudrait changer la societe?
Et bien pourquoi ne le fait-il pas? Ce parti est au pouvoir. Majoritaire a l’Assemblee Nationale. Majoritaire au Senat. Mr Sarkozi est Ministre d’Etat dans le gouvernement. La Presidence de la Republique est de cette meme majorite.
Force est de constater que les francais se preoccupent plus d’image que de simple faits. En d’autres lieux, en d’autres temps, on a elu un menteur parce qu’il parlait bien et sourait de toutes ses dents. Au mepris des idees presentees. Je m’apercoit que cette phrase peut s’appliquer a Berlusconi, qu’elle peut s’appliquer a Blair. Ou a Chirac.
J’en conclus qu’il se fait tard et que je ne suis plus en etat d’ecrire quoi que ce soit de cense. Pour peu, je noterais que lorsque la droite se droite se pretend reformise, au mieux cela donne un effet marketing a sur la “fracture sociale”. Au pire, cela donne un parti qui veut changer le pays, le reformer, imposer un peu de socialisme par la force… un peu de socialisme et au peu de nationalisme aussi.
La droite, reformiste? Joli mensonge.
Un peu d’auto critique… je viens de relire mon premier post, celui qui se termine par la phrase “j’ai parlé de technologie encore”.
Cette phrase n’est pas correcte.
L’embêtant losrque l’on vit dans un pays non francophone, ce n’est pas que l’on oublie sa langue natale (je n’en suis pas encore là), mais plutôt que l’on s’habitue à de nouvelles constructions de phrases. Ce que je voulais dire, c’est “j’ai encore parlé de technologies”. Mais j’ai mis le “encore” à la fin.
J’imagine que lorsque je parle, c’est pire.
Heureusement qu’il y a le web (pour écouter Nova et lire Libé), le téléphone, South Kensignton et l’Eurostar! Heureusement que j’ai toujours un vieux clavier azerty!
J’ai mis des pages en ligne depuis fort longtemps, mais je viens de m’apercevoir d’une chose: je n’avais jamais bloggué en français.
Il était temps de réparer cette méprise!
Donc, ici, point de technologie, rien sur le boulot, pas un mot sur le roller. Ah, zut, et la musique? Le cinéma? En français ou en anglais?
Je crois que je vais me contenter d’étiquetter mes posts avec FR ou EN et de nourrir un tube yahoo à partir de ces différentes sources.
Ben voilà, j’ai parlé de technologie encore.